Nouveau hotspot londonien

Il y a encore dix ans, le quartier situé juste derrière la gare St. Pancras était peu recommandable. Aujourd’hui, c’est le nouveau coin branché de la capitale. Le point de chute rêvé pour les fans d’art, d’architecture, de musique, de bons restos et… d’Harry Potter!DSCF8475 copy

de plonger directement dans le métro pour rejoindre
le centre-ville. Chose que nous déconseillons fortement, pour diverses (bonnes) raisons. Tout d’abord, parce que ce serait rater un des endroits les plus romantiques au monde. C’est du moins ce qu’affirme le Lonely Planet : selon le guide de voyages, la gare de Saint-Pancras, chef-d’œuvre d’architecture victorienne magnifiquement restauré, est hautement romantique. Un sentiment renforcé par la présence de la sculpture en bronze d’un couple enlacé, ‘The Meeting Place’, de l’artiste britannique Paul Day. Rejointe depuis quelques mois par une autre œuvre : la phrase en néon rose “I want my time with you” de Tracey Emin. Une déclaration moins romantique qu’il n’y paraît, cependant. En effet, à travers cette phrase, l’artiste veut signaler au visiteur que Londres est encore très attachée à l’Europe. “Je suis inquiète”, commente-t-elle. “Je ne peux pas croire que, bientôt, nous redeviendrons une petite île solitaire flottant sur la mer du Nord. C’est juste hallucinant.”DSCF8980

Dans le St. Pancras Renaissance, l’hôtel de luxe attenant à la gare (photo ci-dessus), c’est plutôt le déni qui règne. “Nous continuons comme si de rien n’était”, déclare Gaston Bernard, Marketing Manager du lieu. “Que pouvons-nous faire d’autre ?”. Il est vrai que les chances sont minces que, au lendemain du Brexit, la vie s’arrête dans cet hôtel. Le lieu, splendide, est un merveilleux endroit pour siroter un cocktail ou prendre un afternoon tea. Mais, en plus, il possède une arme secrète : un escalier. SON escalier ! Le plus légendaire du genre. Celui au pied duquel, il y a plus de 20 ans, les Spice Girls scandaient : “Tell me what you want, what you really really want”…DSCF8916

Scellés par un baiser

Mais King’s Cross – KX en abrégé – possède d’autres atouts. Comme Spiritland, un lieu dédié au bon son où l’installation audio est aussi importante que la machine à café. L’établissement abrite même
un studio de radio. Entre un cake à la banane et un ‘Problem Solving Tea’, on y trouve toute une collection de CD, vinyles et matériel audio proposés à la vente. Envie d’une bonne lecture pour accompagner cela ? La péniche-bouquinerie ‘Word on the Water’, qui voguait sur le Regent’s Canal, s’amarre désormais à King’s Cross pour y proposer ses best-sellers (photo ci-dessus). Au XIXe siècle, ce Regent’s Canal formait un des plus importants axes commerciaux depuis et vers Londres : grains et charbon arrivaient à la capitale via le rail, mais aussi via cette voie navigable. En témoignent les bâtiments de style victorien à l’arrière de Saint-Pancras qui étaient, à l’origine, de grands entrepôts. C’est d’ailleurs dans un ancien hangar à grains que s’est installée la référence internationale en matière d’enseignement artistique et design : le Central Saint Martins College of Art and Design. Quant au charbon, il était entreposé sur un site qui, depuis deux ans, a été complètement remanié afin de devenir un nouveau lieu “d’expérience de shopping”. Son nom, ‘Coal Drops Yard’, évoque le fait que le combustible y était littéralement déversé. Thomas Heatherwick, secondé par son bureau d’architecture et de design, a imaginé de réunir les deux entrepôts non pas au niveau de leurs rez-de-chaussée, mais à travers ce qu’il a nommé des kissing roofs (photo ci-dessous). “Comme les toitures devaient de toute façon être remplacées, il nous a paru logique de les faire se rejoindre afin d’opérer la jonction entre les deux bâtiments à ce niveau”, expliquait Thomas Heatherwick lors de l’inauguration du complexe en octobre dernier. Evoquant avec une pointe d’humour britishles contraintes pratiques que cette convergence de toitures a engendrée : “D’un côté, nous avons mobilisé des couvreurs droitiers, et de l’autre, des gauchers.”DSCF8854

Découvrez le texte complet, y compris nos adresses shopping, dans le Gael Maison 1/2019, date de parution  22/1/2019.

 

Texte: An Bogaerts. Photos: Kaatje Verschoren.

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