Une maison très vitrée autour d'un patio secret

Derrière une façade noire et fermée, l’architecte Bruno Vanbesien a conçu une maison très vitrée encadrant un patio intime. Adepte du mobilier sur mesure, des matériaux nobles et des contrastes noir et blanc, l’architecte a peaufiné l’ensemble jusque dans les moindres détails.

Disposition en U

Côté rue, ce U est fermé par une longue palissade noire percée d’une porte, formant ainsi un carré parfait de 18 m de côté. “Je sais que, souvent, beaucoup de gens rentrent chez eux par la porte de derrière, mais je trouvais important d’aménager une véritable entrée”, explique l’architecte. Cette première porte ne mène cependant pas directement dans la maison, elle s’ouvre tout d’abord sur un patio. Lorsqu’ils rentrent chez eux en voiture et se garent sous le car-port, les habitants transitent aussi par cette belle cour pavée avant d’arriver à la ‘véritable’ porte d’entrée. A l’intérieur, un élégant couloir longe le vestiaire et une pièce de rangement. Vient ensuite le grand séjour, qui s’étend sur toute la partie arrière du bâtiment. La dernière aile de la maison compte, elle, deux niveaux, avec les chambres des enfants en bas et la suite parentale en haut. “L’intimité était un enjeu majeur pour mes clients. La chambre parentale jouit d’ailleurs uniquement d’une lumière zénithale.” Grâce au patio, les pièces sont largement ouvertes et lumineuses, sans rompre avec ce vœu d’intimité. Le soleil s’invite à l’intérieur tout au long de la journée. Le matin, il se lève côté cuisine, avant de parcourir le séjour jusqu’en milieu de journée. Placer la terrasse à l’arrière, comme cela se fait d’habitude, eut été ici contre-productif car elle aurait été ombragée dès midi, du fait de son orientation. A l’inverse, le patio central jouit du soleil jusque tard dans la journée.

Jeux de matières et de détails

La technicité et le choix des matériaux sont au centre du travail de Bruno Vanbesien. Cela se voit d’emblée en façade, avec le bardage noir en bois traité thermiquement. L’architecte est parvenu à créer une façade dynamique et vibrante en jouant avec l’épaisseur des planches. Le résultat est étonnant car on a l’impression que c’est leur largeur qui varie! Pour ne pas rompre l’unité visuelle, les grilles d’aération et d’évacuation de la hotte ont été dissimulées derrière le bardage. La corniche, généralement en débordement, est ici aussi abritée derrière le lattis noir. Le même souci d’épure et d’harmonie vaut à l’intérieur. Le nombre de matériaux est limité. Les dalles en béton noir du dehors se muent au dedans en un sol en polybéton noir. Le tout sans joints marqués (sauf les joints de dilatation, dans la masse). Le décor joue sur le noir et blanc, notamment à l’aide du mobilier intégré. Les armoires en MDF laqué blanc de la cuisine sont un prolongement naturel de celles du hall d’entrée. La largeur des portes d’armoire présente également des variations. Une manière habile de briser l’éventuelle monotonie et d’intégrer des portes donnant accès à l’arrière-cuisine et à la cave. L’intérieur des armoires présente un tout autre aspect: du mélèze sablé et teinté noir. Le même bois se retrouve dans une version claire dans la suite parentale. L’architecte a assorti chaque robinet à la couleur de son plan de travail: blanc, noir ou beige. La maison est remplie de ce genre de détails subtils. “Chaque fois que je vois les habitants, ils me répètent qu’ils ne cessent de découvrir des choses qui leur avaient échappé”, conclut l’architecte. Que demander de plus?

Vous trouvez plus d’infos de l’architecte via son site.

Source: Gael Maison décembre/janvier 2015/16 | Texte Karin De Ridder | Photos Tim Van de Velde

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